2014/06/01 – Triathlon international d’Obernai – 1,4km-46km-10km

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Pour un premier triathlon, il parait que j’ai pas choisi le plus simple : format M du fameux triathlon international d’Obernai (1,4km de natation, 46km de vélo et 10km à pied). Après les bonnes sensations du duathlon de Betschdorf aux distances comparables, je me suis dit autant pas faire dans la dentelle. Le départ et donc les 1,4km de natation se déroulent au plan d’eau de Benfled, suivis de 46km de vélo avec la montée du St Odile et 10km à pied vallonnés à Obernai.

Après une dernière séance de course à pied mardi soir, j’ai totalement arrêté l’entrainement, surtout pour récupérer du week-end chargé (samedi sortie vélo et trail du Korchersberg) et pour « faire du jus » comme ils disent (poke Aurore !). Avec ça la semaine avait mal commencé, problèmes digestifs depuis samedi matin, avec grosses douleurs chroniques.

Le jour J ! Arrivée à Obernai à 9h15 pour déposer Maud à la gare qui a gentiment accepté de rejoindre le staff des bénévoles (un grand merci à eux au passage) dans la position de signaleur au sommet du St Odile (excusez du peu).

Premier passage dans le village départ pour récupérer l’enveloppe dossard et retour à la voiture pour la préparation. Dépôt des affaires au parc à vélo (PAV) n° 2 (celui de la transition vélo – course à pied) et départ dans la foulée avec Frédéric B., Adrien C. & Anthony L. de l’ASPTT pour Benfeld (l’organisation avait fortement conseillé de rejoindre le plan d’eau à vélo). Les 17 km pépères nous servent d’échauffement. Arrivé au plan d’eau j’ai été bluffé par la longueur de la file d’attente pour l’entrée au PAV. A ce moment je suis à l’ouest, pas trop d’idée de l’heure qu’il est. Je dépose mon matos à mon stand (dossard numéro 1405) et j’enfile ma combi (Sailfish Vibrant louée chez JogR pour l’occasion) selon les conseils que m’a donné Yann de JogR.

Il est 11h55, le speaker indique que le briefing aura lieu à 12h05, je vais faire un tour sur la plage de départ, pas mal de gens s’échauffent, je pars pour en faire de même. Un aller-retour à la première bouée, l’eau fraiche qui rentre dans la combi me bloque la respiration : j’aime vraiment pas l’eau libre. J’y penserai moins pendant la course. Les concurrents commencent à se regrouper, je rejoins Frédéric qui m’explique qu’il va prendre sur l’extérieur pour « éviter la lessiveuse ». Je le suis. On n’a pas entendu le briefing mais les arbitres font sortir les concurrents de l’eau. Dans ma tête (toujours pas réveillé), le départ est à 12h30, ça va être long. Je sors une oreille de mon bonnet et là j’entends « TROIS, DEUX, UN, GO ! ». C’est le moment que je choisis pour me réveiller.

Pour la natation il y a 2 tours de l’étang à faire avec une sortie à l’australienne (sortie de l’eau et course à pied) entre les deux.

Partie natation
C’est parti ! La bataille est moins dure que je l’avais imaginée, je prends pas trop de coups, et je vise la première bouée sans trop de difficultés. Arrivé au fond du lac pas moyen de voir la deuxième bouée, je suis la masse un peu au pif, jusqu’à l’apercevoir… 5m avant. J’ai aucune idée d’où je me situe dans le groupe. La combinaison me fait mal aux bras. Je passe la deuxième bouée direction la sortie à l’australienne, là c’est plus simple à viser. Je sors de l’eau, je réalise au passage que je suis dans le premier tiers du groupe et je prends bien soin de pas replonger trop tôt comme recommandé par Anthony pendant le trajet vélo, tout se passe bien. Une fois retourné dans l’eau je réalise que j’ai dû marcher sur des trucs bien contondants pendant la sortie. Je morfle un peu des pieds sur 300 mètres. Cette fois j’essaye de suivre les lignes d’eau entre les bouées, mais pour une raison inconnue, je m’éloigne du peloton, alors que je suis pourtant supposé être sur la corde. Je moyenne entre la ligne et le groupe. 1ère bouée, 2ème bouée, et là je commence enfin à trouver un rythme correct, et je me dis que je pourrais peut-être tenter du 3 temps au lieu du 2 temps que je pratique depuis le début. C’est galère de cibler un point en 3 temps, les premiers mouvements sont déstabilisants, mais je me rends compte que je gagne en vitesse… tout ça dans les 200 derniers mètres ! Ok je saurai pour la prochaine fois. Les résultats m’indiqueront plus tard que je sors 72ème (sur 398) de l’eau en 22″32. Comme prévu, c’était pas la natation qui allait me poser problème.
Rythme : 1″36/100m
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Première transition (T1)
Un 1er ravito en sortant de l’eau, je prends un peu d’eau, sachant que je m’étais prévu une gourde à mon stand. Je m’étais aussi prévu une petite serviette, bien sûr casque, lunettes de soleil, porte dossard, chaussures, chaussettes et mitaines sur le vélo. Je commence à ouvrir ma combi en courant comme recommandé par Guillemette. Arrivé au stand j’ai des violents vertiges et je ne tiens plus debout, j’ai l’impression de manquer d’oxygène. J’enlève la combi tant bien que mal dans cet état et je réalise pourquoi certains ne mettent pas de chaussettes : j’ai les pieds trempés et plein de sable ! Je sèche un peu avec ma serviette, j’enfile les chaussettes et les chaussures, et je commence doucement à retrouver mes esprits : c’est parti pour le vélo. Temps de T1 : 3″00 c’est très mauvais, va falloir travailler ça, sur les résultats j’ai perdu 15 places au passage !
Partie vélo
On commence par 12km de plat jusqu’au pied de la cote de Heiligenstein. Sachant que la montée ne sera pas mon fort, j’appuie un peu sur cette partie de plat pour tenir un bon 35 calé sur le prolongateur. Départ légèrement perturbé par des saignements de nez, heureusement que j’ai pris mes mitaines, il finiront le vélo maculés de sang. Je me fais reprendre par une 10aine de concurrents, mais j’en reprends quelques uns au passage… dont Frédéric que je n’imaginais pas croiser. On fait la 2ème moitié de la plaine ensemble dans un groupe de 3 ou 4 à distance règlementaire (7m). Première montée je ne me fais dépasser par Olivier de l’ASPTT qui me lance un encouragement au passage, merci ! J’avais pas repéré cette côte autre qu’en voiture. Elle est pas raide mais un peu longue, juste histoire de se mettre en jambe. J’essaye de pas trop lâcher de place, histoire d’arriver pas trop mal au pied du St Odile. Sortie d’Heiligenstein, ça descend bien, et tant qu’il n’y a pas de vide a côté, dans la descente je me débrouille. Je pédale à fond pour récupérer 1 ou 2 places. Fred est toujours pas loin derrière. Un autre de mes poursuivants se prend un carton dans l’une des descentes pour avoir été trop près, il est dégouté, je le suis un peu pour lui sachant qu’on a un peu tous été limite dans les dépassements depuis 1 ou 2 km… S’en suit la montée vers St Nabor. Fred me reprend, c’est le début des choses sérieuses. Je me dis que je vais essayer d’accrocher jusqu’a la sortie de St Nabor où commence la montée, mais il est trop rapide pour moi et on a encore du chemin, je le laisse donc partir. La montée se passe pas trop mal si ce n’est que comme prévu je me fais pas mal dépasser. Je relance là ou j’avais prévu de le faire et pour le reste je garde un rythme à 95% sachant qu’il faudra encore faire 10km à pied après. Je confonds un premier carrefour avec celui du sommet où je suis déçu de ne pas trouver Maud, je réalise quand la montée reprend qu’il en reste encore un peu. Arrivé en haut les encouragements de ma femme font du bien, je prends une bouteille au ravito et c’est parti pour la descente. Vitesse max 68km/h sur une bonne partie du trajet, en circulation fermée c’est super agréable. Le parcours vélo se termine par 2 petites montées inattendues histoire de pas faire simple.
Vitesse moy. : 27,3 km/h

Gain d’altitude : 786 m

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Deuxième transition (T2)
Les panneaux d’indication des dossards sont incompréhensibles, j’hésite entre 2 allées. Pour le reste c’est plus simple que pour la première. Je me nettoie le visage rapidement avec ma 2ème serviette et je prends une gorgé d’eau à ma gourde laissée sur place et c’est parti pour 10km.
Partie course à pied
 
Comme à Betschdorf, le retour au contact direct du bitume est violent. Désagréable sensation après 46km de fluidité parfaite à vélo, d’être écrasé à chaque foulée. Je me dis que ça va pas durer. Effectivement passé le premier ravito je réalise que mon problème est plus… digestif. De violentes douleurs au ventre dès les premiers kilomètres vont complètement me planter ma dernière partie de course. Le relief du Mt National n’est pas là pour arranger les choses, je suis crispé dans les montées, et pire dans les descentes où je suis quasi contraint de marcher pour ne pas exploser de douleur. Seul point positif, un comité de soutien au grand complet dès le début des montées avec Aurore, Antoine, Alex, Xavier et Emeline. Ils m’auront vraiment aidé à boucler ce 10km « de la mort » quand j’ai commencé à hésiter à abandonner. Fin du premier tour, je réalise que Guillemette (que je n’ai pas croisé de toute la course) est quelques minutes après moi, ça me donne un peu de courage, avec un peu d’efforts je pourrai rester devant elle (pour une fois). Le second tour est pire que le premier et je suis contraint à un arrêt de 5min en pleine course pour faire passer les douleurs. Guillemette me dépasse à ce moment. Je repars pour boucler les 2 derniers kms dans lesquels j’arrive péniblement à relancer sous les 5 min/km. J’arrive enfin sur le site d’arrivée, frustré de cette course à pied, mais content malgré tout de boucler ce premier triathlon.
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Bilan
 
 
En meilleure santé les 3h étaient parfaitement atteignables, ça sera pour l’année prochaine. Je reste sur ma faim à cause de la course à pied, mais je me console en me disant que la natation c’est très bien passée et que sur le vélo j’améliore mon temps de référence de la montée du St-Odile de 15 seconde. Il faudra néanmoins travailler la première transition qui était désastreuse, et j’ai pense aussi avoir une bonne marge de progression sur les partie d’ascension cycliste. Prochaine étape le Trithur de Kruth !

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