2014/06/22 – Trithur – 1,5km-49km-10km

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Après ma première expérience à Obernai où j’étais resté sur ma faim avec ma panne sur course à pied, j’ai suivi Aurore dans sa folie en m’inscrivant à ce Trithur 2014. Format M à nouveau, avec 1,5km de natation, 49km de vélo avec plus de 1000m de dénivelé positif et 10 km à pied. La partie vélo, plus méchante que Obernai sur le papier m’inquiétant un peu, nous avions fait une reconnaissance 15 jours avant avec Aurore. J’ai aussi renforcé ma présence aux entrainements de natation pour arriver à au moins un entrainement de chaque par semaine durant tout le mois de juin. Bref, fin prêt !

Le jour-J rien de spécial à signaler, l’expérience Obernai m’a permis de prendre pas mal de repères d’organisation. Entre temps je me suis acheté une combinaison Orca S5 (merci Papa), dernière pièce manquante à ma panoplie de triathlète.
Partie natation
Les 1,5 km de la partie natation sont prévus en une grande boucle dans le lac de Kruth. 15 minutes avant le départ les bouées ne sont pas encore en place, un peu stressant pour évaluer la distance. Elles sont installées au dernier moment. On voit à peine la deuxième bouée au fond du lac ça fait peur…

Au moment du départ, comme à Obernai, Fred nous conseille à Aurore et moi un départ sur l’extérieur pour éviter la foule. Le départ est un peu chaotique avec un speaker pas très clair qui nous fait partir à 2m de l’eau et les premiers qui s’avancent avant le départ. Le conseil de Fred marche moins bien cette fois-ci, je prends pas mal de coups dans le premier bord, il faudra attendre quasiment la première bouée pour que je commence à trouver une place correcte. Arrivé là, pas moyen de voir la seconde, je nage en suivant bêtement le groupe jusqu’à 200m de la seconde où je commence à l’apercevoir. Dernier bord long mais supportable.
Par rapport à Obernai je fais du 3 temps quasiment tout le long et ma nouvelle combi est bien plus confortable. Les bras tournent bien et ayant ajusté le tissu au niveau du cou je m’en sors sans aucune brulure contrairement à la dernière fois. 2 améliorations tirées de ma première expérience, pas mal ! Mon chrono indique 25:13 à l’entrée du PAV.
 
Rythme moyen : 1″36/100m
 
 
Première transition (T1)
 
À la sortie de l’eau un peu de mal à ouvrir la combi contrairement à Obernai où je l’avais fait assez naturellement. Un petit chemin nous mène de la sortie à l’entrée du parc à vélo. J’arrive finalement à me dégager le haut du corps à quelques mètres de mon stand. Comme à Obernai la tête qui tourne une fois au stand, cette fois je ne panique pas car j’ai compris que c’est le contre coup de 25 min secoué par les vagues du peloton. Cette fois j’ai décidé de zapper les mitaines et j’ai pré ajusté le 1er scratch de mes chaussures. Le support du vélo mode « suspendu » j’aime pas du tout par contre, je galère à décrocher le vélo avant de repartir. Résultat global en nette amélioration : je réalise ma première transition en 1:55 (même si, le terrain étant différent, il est difficile de comparer avec Obernai).
 
Partie vélo
 
Sur le vélo, la reconnaissance m’avait fortement rassuré 15 jours avant. Le dénivelé du parcours, impressionnant sur le papier, se découpe en 2 parties : le col du Bramont, 956 m d’altitude, suivi d’une courte descente puis de la « route des américains » débouchant sur la « route des crêtes ». Dans les premiers mètres j’ai la sensation persistante du gravier ressentie lors des quelques mètres courus pieds nus depuis la sortie de l’eau. A l’arrivée je réaliserai grâce au poste de secours que j’ai fait l’ensemble de la course avec une magnifique entaille de 3 ou 4 cm sous le pied pleine de gravillons, probablement faite à la sortie de l’eau sur une pierre trop aiguisée.

Avant tout un tour de lac histoire de se mettre en jambe sur du plat. Sur le plat, les jambes répondent bien comme à leur habitude, puis début de la montée à la sortie de Wildenstein. Je lâche rapidement quelques places mais je ne m’enflamme pas et je cherche un rythme correct pour la première partie de montée. Cette première partie m’avait semblé assez accessible à la reconnaissance, je me fixe donc un objectif de rythme autour des 15km/h. Je reprends Aurore dans les premiers lacets qui a visiblement fait une très bonne natation, mais qui cale complètement sur son début de vélo. Je l’encourage et continue ma montée.
La première partie se passe vite et bien. Je m’inquiète de ne pas avoir vu passer Fred, sans me souvenir si son vélo était encore à son stand ou non au moment de ma transition (il avait celui juste à coté du mien). La courte descente n’est pas des plus idéales pour moi : du vide au bord de la route me bloque, je perds quelques places dont certaines durement gagnées dans les derniers hectomètre de la montée. Il faudra que je pense à mettre du scotch sur mes verres pour réduire mon champs de vision. Arrivés en bas de la descente nous avions été informés d’une zone de graviers au moment du virage d’entrée sur la route des américains. Les signaleurs le répètent encore mais ça passe sans encombre.
La deuxième partie est plus délicate, je cale à plusieurs reprises et je peine à relancer, sur le dernier kilomètre je souffre pas mal et je tente de ne pas trop lâcher de temps.
Arrivés au somment un ravitaillement nous attend, malheureusement difficile d’attraper les gobelets qui nous sont proposés. J’ai en plus prévu cette fois une seule et unique gourde à la place des deux qui m’avaient accompagnée à Obernai, objectif gain de poids et réduction de la quantité d’eau absorbée en prévision de la course à pied.
Sur la route des crêtes le paysage est magnifique mais là encore je bloque à cause de mon vertige. Comme lors de la reconnaissance il y a pas mal de vent. La route est vallonnée jusqu’au Markstein et il faut constamment relancer. Arrivée à l’entrée du Markstein surprise : Fred me rejoint ! Il a visiblement eu beaucoup de mal sur la montée, ça me remotive pour la suite. Je le distance dans la traversée de la station puis il me reprend sur le début de la route de la descente. On descend les premiers kilomètres à distance réglementaire avec 2 ou 3 autres coureurs et une voiture qui fait son possible pour ne pas nous gêner (merci, aux automobilistes attentionnés !). C’est à ce moment que Fred réalise une magnifique sortie de route, lancé entre 50 et 60 km/h. Placé derrière lui, je freine pour pouvoir l’aider en cas de chute. Après avoir décollé la roue arrière 2 ou 3 fois il parvient à retrouver la route et j’en profite pour accélérer. Je ne le reverrai plus jusqu’à la course à pied. Le parcours se conclue sur une descente plus forte où j’atteins les 75 km/h puis à nouveau un tour du lac en sens inverse qui permet de voir où en sont les premiers concurrents qui ont attaqué la course à pied.
 
Vitesse moy. : 26,4 km/h

Gain d’altitude : 1071 m

 
 
Deuxième transition (T2)
 
Deuxième transition sans encombre, j’ai piqué une visière à Maud pour essayer sur le parcours à pied. L’objectif et de limiter les brulures liés au sel de la transpiration. 1:05 au chrono.
Partie course à pied
 
Surprise au départ de la course à pied : mon père, Pascale et mes 2 petites soeurs sont déjà là. Je trouve dans les premiers kilomètres ma sensation préférée de la violence du bitume à chaque pas. Pour avoir déjà fait un 10 km sur ce parcours, je le connais bien et j’essaye donc de trouver un rythme convenable, que je peine à trouver. Je me fixe pour objectif un 5 min/km que je peine à tenir. Fred me rejoint finalement au 3km et fait 1 km avec moi en m’encourageant à le suivre au moment où il relance, en vain, j’ai l’impression que je ne tiendrai pas les 10 si j’augmente le rythme. Je suspecte un léger manque de sucre, mais le ventre déjà assez plein je saute les dernier ravitos. Arrivé à 5km juste à coté du PAV, un petit demi tour où Maud et mon père sont venuq me rejoindre, encore une fois ça fait du bien. J’en profite pour constater que Fred m’a déjà repris entre 30 secs et 1 min : dommage je caressais l’espoir de le talonner jusqu’a l’arrivée. Je m’inquiète de ne pas encore avoir croisé Aurore, que je retrouverai finalement sur le barrage 1 ou 2 km derrière moi. Les derniers km sont réguliers mais sans étincelles. Je termine en 50:35, au dessus des 50 que j’aurais pu abattre… Sans regrets au moins les sensations et le plaisir auront été là du début à la fin. Je franchis la ligne d’arrivée après avoir couru les derniers mètres avec Pauline ma petite soeur.
Bilan
 
Le chrono officiel affiche 3h10min52sec 176ième sur 299 partants. C’est un chrono proche d’Obernai pour une épreuve plus difficile, c’est donc une progression dans l’absolu. Je sais maintenant que j’ai du travail sur le vélo, particulièrement en montée, ainsi que sur la reprise de rythme en course à pied. Globalement je suis content de finir ce triathlon avec de bonnes sensations du début à la fin. Je retrouve le plaisir qui m’avait motivé à Betschdorf. La suite est encore vague, certainement le sprint de Freiburg, suivi éventuellement de Malterdingen, Gerardmer et Colmar en équipe pour finir la saison.
 
 

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