2014/09/07 – Triathlon de Gérardmer (distance Olympique – M) – 1,5km-40km-10km

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Organisation

Les plus
Grosse compétition de l’Est de la France. Public très présent et motivant. Parcours vélo fermé à la circulation.

Les moins
Comme pour le matin, Organisation parfois TROP relaxe, absence de contrôle de sécurité à l’entrée du PAV, absence de briefing, très moyen pour une épreuve de cette envergure. Récupération des vélos sur simple présentation du numéro inscrit au marqueur (là où Obernai et Kruth refusaient la même opération). Descente du parcours vélo très dangereuse, signalée, mais dangereuse, avec des signaleurs parfois distraits. Commissaires de course présents trop rarement.

Introduction

Après un triathlon S mitigé mais satisfaisant, Guillemette et moi prenons le chemin de l’hôtel. Fred nous a devancé pour préparer son vélo. Guillemette me fait part de sa forme moyenne et de sa déception face à la piètre qualité de l’organisation. Arrivé à l’hôtel je m’offre une douche bien méritée. C’est à 10h30, alors que je suis encore sous la douche, que Fred vient m’annoncer le forfait de Guillemette visiblement mal en point, sujette à de violents maux de tête. Elle me propose alors de prendre son dossard. Nous sommes à 3h du départ du triathlon M, je n’ai quasiment rien mangé le matin, aucune idée de ce que je vais pouvoir manger d’ici là, et la course que je voulais faire depuis quelques mois s’ouvre à moi.

J’appelle le standard du triathlon qui m’indique qu’un échange est possible. Pas le temps d’hésiter, je re-prépare mes affaires dans l’optique de prendre le départ sans certitude que ce sera faisable. J’attrape un sandwich dans une boulangerie et direction le retrait des dossard avec Guillemette, nous sommes à 2h du départ. Au bureau on nous confirme que l’échange est possible mais le tout est extrêmement long et compliqué, le temps passe vite, pas trop le temps de réfléchir.

Je me retrouve à nouveau au parc à vélo que j’avais quitté 2h plus tôt. Je cherche Fred et Aurore pour me donner du courage tout en me demandant à quelle sauce je vais me faire manger.

Pour ceux qui ne le connaisse pas, le parcours vélo du triathlon M de Gérardmer se compose de 3 boucles de 13km dont la principale difficulté est la « mythique » Rayée, côte infernale de 2 km à une moyenne de 8 à 10%, à franchir donc 3 fois. Autant vous dire que les chanceux qui ont eu la chance d’avoir plus de 3h pour leur préparation, ont préparé cette montée des mois à l’avance et redouté tout aussi longtemps.

Me voici donc embarqué pour un second triathlon dans la journée, avec 100 grammes de pain d’épices et un sandwich au poulet dans le ventre…

Une fois Fred et Aurore retrouvés, le matériel installé, nous rejoignons le point de départ qui est à l’opposé de celui du matin. Arrivés sur place nous retrouvons Eric W. que Fred, en pleine concentration, peine à reconnaître. Un petit échauffement et nous voici prêts pour le départ.

Partie natation

Quelque minutes avant le départ je finis par me convaincre que j’ai une chance de boucler cette deuxième épreuve à condition de me ménager. Au moment du départ je pars donc totalement relâché, en 3 temps, limite souple histoire de passer les 1,5 km sans entamer le sandwich. La première bouée semble très lointaine et la distance me rappelle visuellement l’interminable parcours de Kruth. Je rallie cette bouée sans encombre avec des sensations étonnamment très bonnes. A ma grande surprise je prends beaucoup de plaisir dans cette natation complètement détendue. En même temps, j’ai déjà fait mon épreuve, je pars donc avec peu de pression.

Passée la première bouée je me prends un violent coup dans les lunettes, mais je fais mon possible pour retrouver rapidement mes bonnes sensations. La seconde bouée est trop loin pour être visible, heureusement Guillemette m’a montré avant le départ la présence de bouées intermédiaires pour tracer le chemin.

A peine sortie de l’eau j’entends quelqu’un appeler mon nom derrière moi : Fred (encore et toujours lui) sort 3 secondes après moi alors que je ne l’ai pas vu de tout le parcours. J’ai eu beau nager calmement il semblerait que le chrono soit pas si mauvais. La position me donne une première motivation. Je réalise le 128ième chrono sur 768 arrivants. Lors de la rédaction de ce compte rendu je réalise que j’ai fait seulement 9 seconde de moins qu’à Kruth.

Rythme moyen : 1″40’ / 100m
Chrono officiel : 25″22′

Tracé et statistiques

 

Première transition (T1)

Inutile de le répéter, je ne suis pas prêt pour des transitions efficaces. Vu les circonstances, je prends le temps d’une transition appliquée où je me ravitaille calmement. Je crains fortement une hypoglycémie en pleine montée sur le vélo. Finalement le calme a du bon, j’améliore de 12 secondes mon chrono du matin sur une transition identique. Cette fois j’avais ouvert les chaussures.

Chrono officiel : 2″48’

Partie vélo

Me voici parti à l’assaut de la Rayée dont Guillemette et d’autres m’ont répété des dizaines de fois combien elle était difficile. Le temps de tourner un peu les jambes dans les rues de Gérardmer et j’entre dans une rue que je comprends être LA difficulté. Je ne m’attendais pas à une montée en pleine ville. J’entame calmement, conscient qu’il faudra la faire 3 fois. Je réalise rapidement que ma nouvelle cassette sera ma meilleure alliée pour cette montée : le 34-28 passe tout juste. La rue est pleine de spectateurs hurlant des encouragements, le public laisse peu de place au passage (il en laissera de moins en moins à chaque tour). J’ai l’impression d’être Thomas Voeckler montant l’Alpes d’Huez un 14 juillet avec le maillot jaune sur les épaules ! Si je boucle pas, ça m’aura fait au moins un bon souvenir. Guillemette m’avait prévenu, je tente de ne pas m’enflammer sous les hurlements. Nous sommes un grand nombre de coureurs pour peu de place et celui placé devant moi chute dans la cohue. Je l’évite de justesse et poursuis mon ascension. Au fil de la montée les habitations se font rares et avec elles les spectateurs. Un peu de calme ne fait pas de mal non plus. A la sortie du village Clément que j’avais croisé et encouragé le matin m’encourage à son tour, merci Clément ! Je ne prête pas attention au nombre de cyclistes qui me reprennent, je me concentre sur l’objectif qui est de boucler la course.

Fred m’avait évoqué un parking à la fin de la montée après quoi celle-ci reprenait brièvement mais tout aussi violemment. Le ravito est au niveau de ce parking. Je fais le plein de bananes et de pain d’épices pour la route, toujours inquiet d’une potentielle fringale. Je dépasse Aurore à la sortie du parking, l’encourage au passage. Effectivement la seconde partie de montée est violente, elle se conclut par un impressionnant monticule quasi infranchissable.

C’est ici que commence la première descente. Le chemin est étroit, là aussi Guillemette m’avait briefé, la route est accidentée et la sécurité est très limite, surtout sachant que nous n’avons pas eu de briefing officiel. Certains passages sont très raides et je perds quelques places en descente au profit de quelques kamikazes suicidaires. Une reconnaissance n’aurait vraiment pas été du luxe histoire de survivre.

La fin de la descente est un peu plus rassurante sur une route large et fraichement goudronnée (merci le parcours vélo intégralement fermé à la circulation).

La deuxième montée se passe sans encombre. Toujours plus de monde pour encourager. Dans la reprise de la deuxième partie de montée une absence me fait passer mes vitesses à droite alors que je voulais faire l’inverse, résultat : obligé de poser pied à terre pour remettre mes vitesses correctement. C’est à ce moment qu’Aurore me reprend. Je suis un peu déçu de réaliser qu’elle était juste derrière moi. Je l’accompagne dans la fin de la monté et la distance à nouveau dans la descente.

Visiblement pas assez… elle me reprend nettement au début de la troisième montée de la Rayée. Je tente de l’accrocher, et réalisant qu’il sera difficile de la distancer franchement je décide de l’encourager un maximum et de lui servir de lièvre (sachant qu’elle m’aidera probablement autant que je l’aiderai). Nous finissons la 3ième boucle ensemble et j’entre dans le parc à vélo juste devant elle.

Vitesse moy. : 22,6 km/h
Gain d’altitude : 774 m
Chrono officiel : 1″44″26′

Tracé et statistiques

 

Deuxième transition (T2)

Deuxième transition, l’effort commence à se faire sentir et je réitère mon erreur du matin, à savoir partir dans la mauvaise direction.

Partie course à pied

Les premiers foulées sont lourdes comme d’habitude sur distance M. J’ai perdu Aurore de vue pendant la transition et me demande pendant les premiers km si elle est devant ou derrière. Je croise Eric W. et Fred qui ont déjà entamé leur deuxième tour. Cette course à pied va être longue. Le parcours est le même que le matin, mais à faire 2 fois. Je passe les 2 premiers ravito sans rien prendre histoire de ne pas risquer de problèmes gastriques comme sur mes deux M précédent. Au bout de la boucle je réalise qu’Aurore n’est pas très loin devant moi et tente de m’employer à la rattraper, malheureusement le manque de jus commence à se faire sentir.

Comme le matin, aucun lièvre pour me donner le rythme, j’improvise donc un rythme probablement instable. Passée la première boucle je suis certain de pouvoir finir, j’essaye de relancer avec le peu de force qui me reste.

Rythome moy. : 5″35’/km
Chrono officiel : 58″12′

Tracé et statistiques

 

Bilan

Aurore finira 3 min 30 devant moi à mon grand regret, convaincu que j’aurai pu l’accrocher si je n’avais pas raté ma T2. Je relativise toute de même en me disant que j’ai malgré tout bouclé mon deuxième triathlon de la journée, et quel triathlon. L’objectif est atteint et je me satisfait de l’expérience engrangée et de la reconnaissance du parcours qui pourra éventuellement servir l’année prochaine.

Encore merci à Guillemette pour ces magnifiques photos !
 

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