Bike & Run de Schillersdorf 2014

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Organisation
 
Les plus
Un parcours très accessible et une organisation bien rodé pour une première.
 
Les moins
Quelque difficulté a nous faire expliquer la boule de départ par les bénévoles. Les deux départs s’effectuaient au même point, ce qui a créé une légère confusion des cyclistes. Légère cohue aussi au départ des vélos, les cyclistes n’avaient pas le droit de monter sur le vélo avant la fin de la zone de contrôle mais l’info n’avait pas été clairement diffusée et la zone de contrôle mal matérialisée.
 
Introduction
 
Premier bike & run de la saison, premier bike & run tout court. Après une riche saison de triathlon et un mois de « repos » bien mérité, ce bike & run était plein de promesses. On s’était donné rendez-vous avec Fred (mon binôme du moment pour ceux qui n’avaient pas suivi) dès le début de l’été pour « 1 ou 2 » courses. Au départ il était moyennement motivé par l’idée de faire la « Bike & run Alsace cup » et on partait uniquement sur celui d’Oberhausbergen organisé par l’ASPTT Strasbourg Triathlon, THE bike & run. Rattrapé par sa nature addicto-sportive, mon acolyte n’a pas pu s’empêcher de se motiver dès le début de l’automne et de revenir à la charge pour m’embarquer à la participation des 5 courses minimum requises pour un classement dans l’Alsace cup de bike & run. Sur les 9 courses, il nous faudrait donc en boucler un minimum de 5, nous nous sommes donc fixé un planning de départ de 6 courses pour cette saison qui se déroule d’octobre à mars.
 
Le Bike & Run
 
Pour les non initiés le bike & run consiste en une course par équipe. Celle-ci est composée de 2 coureurs et un vélo. Le binôme doit s’organiser comme il le souhaite pour se passer le vélo et optimiser au mieux le temps de course à pied et de vélo pour chacun. Au moment du départ, les binômes sont séparés et c’est le premier coureur à pied qui prend le départ. Il effectue alors une boucle de départ, en général de plus ou moins 1km. Celle-ci sert a créer volontairement les premiers écarts afin de fluidifier le départ des cyclistes. La boucle se conclut au parc à vélo où le coureur retrouve son équipier avec qui il prend le départ « réel » en direction du circuit de course principal. Pour effectuer les relais, les concurrents disposent de 2 méthodes principales : soit un relais dit « de contact » où le vélo est échangé de main à main, soit un relais où le vélo est déposé par terre par le concurrent à vélo, plus avancé dans la course et ramassé au passage du concurrent à pied. Le deuxième mode d’échange impose une grande attention lorsque l’on se retrouve dans la position du coureur afin de ne pas manquer son vélo. Les parcours sont généralement en foret et donc très boueux durant la saison qui se déroule de novembre à mars. La discipline permet aux triathlètes de maintenir une activité sportive hivernale en vue de la saison de triathlon démarrant en mai-juin. Les vélo utilisés sont le plus souvent des VTT ou des cyclos-cross. Ces courses mesurent entre 15 et 20 km.
 
Nous sommes donc arrivés à Schillersdorf 2h avant le départ afin de récupérer le dossard et d’effectuer un premier échauffement. Le parcours mesure 15km. Pour une première édition l’organisation était globalement bien faite, nous avons juste eu du mal à comprendre le parcours de la première boucle qui au final passait 2 fois la ligne de départ.
 
Pour participer à la « Bike ’n Run Alsace cup » il faut s’inscrire toute la saison sous le même nom d’équipe. Nous avons donc choisi la version anglaise de notre devise de l’année « Race of Life » (franglais raccourci pour « La course de ta vie »). Au comble de sa motivation Fred nous a même préparé des t-shirts oranges TROL (Team Race Of Life). Nous étions parés pour la course de notre vie ! Pour éviter la perte du vélo il lavait habillé d’une magnifique guirlande de Noël rouge le rendant très facilement reconnaissable (du moins avant le départ). Au moment des derniers préparatifs je choisis de monter mes verres solaires sur ma monture en raison du soleil assez abondant à ce moment…
 
Un rapide échauffement sur les premiers hectomètres du parcours principal nous a permis de voir que le parcours était bien inondé par endroits et boueux : tout ce quon sattend à trouver sur ce type dépreuve.
 
 
La course
 
Un rapide briefing nous apprend que le parcours est constitué d’une boucle à effectuer 2 fois ainsi qu’un trajet d’aller-retour menant à la boucle en question. Un unique point de contrôle se trouve entre les 2 boucles. Au départ les coureurs sont invités à se placer derrière la ligne de départ, tandis que les cyclistes sont placés après la ligne, rangés de part et d’autre de la rue du départ, les impairs d’un côté les pairs de l’autre. Le départ est donné et c’est Fred, le plus rapide coureur de nous deux, qui prend le départ avec les coureurs. L’attente de la première boucle est unique en son genre car inexistante dans les autres disciplines enchainées. 3 à 4 minutes de stress post départ où l’on tente de se concentrer pour ne pas manquer le passage de son coureur. Petite pagaille au moment de l’arrivée des premiers coureurs : les cyclistes étaient supposés pousser le vélo jusqu’à la fin de zone de départ, mais l’info n’avait pas été entendue de tous et la zone était mal signalée. J’aperçois Fred qui se trouve dans la deuxième moitié du peloton des coureurs, je m’étonne de cette position, a t’il eu du mal à partir ? (il me répète depuis plusieurs semaines être sur une pente descendante de forme en raison de l’absence d’entrainement depuis la rentrée après sa période chargée de la fin de l’été).
 
J’effectue les premiers hectomètres sur le vélo après avoir convenu rapidement d’un premier point de dépôt pour le vélo. Première impression, les coureurs et cyclistes mélangés créent beaucoup de bouchons et sur le vélo on peine à avancer. Une fois à pied même impression, il est dur de trouver un rythme. D’autant plus que le terrain est accidenté et que je suis plus habitué à la route bien lisse. À chaque dépassement du cycliste nous avions convenu de lâcher un « Yo » de signalement, en plus de nos t-shirts oranges fluo assez reconnaissables (n’effectuant pas la course ensemble, il est aussi facile de perdre son coéquipier que son vélo…). Fred me dépasse donc une première fois avec un « Yo » alors que nous nous dirigeons vers le début de la première boucle. Les relais s’enchainent, le terrain est globalement peu vallonné exceptée une descente impressionnante au début de la boucle suivie d’une montée assez raide. Nous avions convenu de faire des relais de 800 à 1000m soit en moyenne 5 min pour le coureur.
 
L’alternance des deux disciplines empêche quasi complètement de trouver un rythme que ce soit à pied ou à vélo. La boucle se trouve dans un sous bois dans lequel les verres solaires se révèlent être un très mauvais choix : je vois très mal devant moi, je suis donc obligé de régulièrement mettre mes lunettes sur mon casque pour voir devant moi. Nous réalisons un relais un peu court dans la première boucle où j’aperçois mon équipier en train de déposer le vélo, je le rattrape assez rapidement et le distance un peu ce qui déséquilibre un peu nos écarts pendant quelques minutes. Peu avant le point de contrôle je dépose le vélo à l’indication 400 en jugeant qu’il pourra me rejoindre pile-poil au début de la zone, mais arrivé en début de zone je suis contraint de l’attendre. Il me rattrape finalement au bout de 30 à 40 secondes et m’indique avoir déraillé. Nous passons la zone de contrôle ensemble et il garde le vélo à sa sortie. A ce moment, 7ème km, environ mi-course, je réalise que j’ai été en sur régime sur la première moitié du parcours, et jai un léger passage à vide. Fred est devant à vélo et jespère pouvoir reprendre le vélo rapidement pour souffler un peu. Jai rapidement limpression que le relais est plus long que dhabitude, mais la position du point de contrôle en plein relai a faussé mes repères. Je commence à avoir quelques doutes et cest à ce moment qu’Aurore me dépasse. Elle mindique que mon vélo (facilement reconnaissable) est derrière moi. Jai donc raté le vélo et je dois faire demi tour sans pouvoir prévenir mon coéquipier qui est toujours à pied loin devant. Je retrouve le vélo quelques centaines de mètres derrière moi et je tente de rattraper au plus vite Fred qui ne sait donc pas ce qu’il se passe. Je prends la descente périlleuse et dans la forte montée qui suit je déraille. Je peine à remettre la chaîne qui est couverte de boue et je m’y prends à trois reprises avant de réussir à repartir. Je rattrape finalement Fred à la fin de la deuxième boucle. Nous avons forcément perdu beaucoup de places mais on essaye malgré tout de finir la course au mieux. La dernière montée m’a ruiné le dos et je lui demande de prendre la relève. La course se termine sans autre encombre à un rythme plus lent, probablement en raison d’un départ trop rapide et de la désillusion de la perte du vélo.
 
Nous arriverons finalement en 1:08:17 soit 1 min après Aurore et Guillemette, et 3 minutes après l’équipe d’Olivier. Forcément déçus car nous avions les moyens de réaliser 5 min de moins.
 
Bilan
 
Japprends à mes dépends que la concentration est le nerf de ce sport que je pratiquais pour la première fois. « tonnement le vélo semble parfois plus être un handicap quun avantage et le cycliste est souvent au même rythme que son coureur, il nest pas forcément optimal de prendre des écarts trop grands entre les équipiers.
 
Sur les stats, je mesure un détour de 640m et 3:40, cumulé à une gestion de course moyenne, un départ trop rapide et un déraillement, nous aurions pu viser les 1:03.
 
Classement final
 
63 / 110 (scratch)
46 / 65 (homme)
22 / 31 (sénior homme)
 
Chrono officiel : 01:08:17
Vitesse moy. (déplacement) : 13,8 km/h
Rythme moy. (déplacement : 4:21 min/km
 
 

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