2014/11/23 – Bike & Run de Oberhausbergen – 16km

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Organisation


Hormis le chaos du départ, le bike & run d’Oberhausbergen est un modèle du genre (forcément il est organisé par l’ASPTT Strasbourg Triathlon, je ne peux donc en dire que du bien !).



Introduction


Après notre relatif « échec » de Schillersdorf, Fred et moi étions déterminés à boucler notre premier bike & run sans pépin. Ceux qui ont déjà pratiqué la discipline savent le niveau quasi inatteignable que représente un tel objectif. Nous avions eu l’occasion de faire 2 reconnaissances depuis début octobre, une première dans des conditions « trop » favorables et une seconde 7 jours avant le départ dans des conditions plus proche du réel. L’occasion de prendre quelques repères en gardant toutefois à l’esprit que les conditions de courses peuvent imposer d’improviser.


Comme pour Schillersdorf, ce serait Fred qui prendrait le départ à pied. Ayant réussi (de peu) à me dépasser 15 jours avant aux 10km de la Wantz, le choix était logique (toujours mettre le plus rapide à pied pour éviter le « grumeau »).


Niveau météo (très important dans la discipline), il n’a pas fait sec les jours précédents sans pleuvoir, nous sommes donc dans une configuration où le sol devrait être « lourd ».


Histoire de corser un peu le défi, Fred m’avait appelé la veille à 19h45 pour m’annoncer qu’après avoir tenté un changement de plaquettes de dernière minute, il avait mis hors service le frein arrière. En somme nous n’avions plus de monture 12h avant le départ. C’était sans compter sur l’habituelle générosité de Guillemette qui n’a pas hésité à nous mettre à disposition son VTT (ne faisant pas la course elle même).


Faisant partie des bénévoles de l’organisation je suis arrivé sur place à 7h45 (pour un départ à 10h). Aux dossards jusqu’a 9h15, Fred s’est occupé de son coté de parer le vélo de Guillemette de tout son attirail décoratif et électrique afin de minimiser nos chances de perte du vélo.


La course


Après un briefing chaotique nous expliquant que les vélos seraient désormais contrôlés comme en triathlon, je rejoins le parc à vélo pour y attendre mon coéquipier. Il se présente en 2 couloirs formés par 4 rangées de vélos où les numéros sont indiqués en début de rangée. Pratique pour que les coureurs puissent trouver leur cycliste.


Aucun moyen de voir quand le départ est donné, on aperçoit la masse des coureurs passant à l’entrée du PAV pour la première boucle, c’est à ce moment que je lance mon chrono, à priori avec 1 ou 2 min de retard sur le départ réel (j’aime pas avoir un chrono approximatif). Fred se retrouve dans le premier peloton de coureurs et me voit dès l’entrée dans le couloir (il me confiera plus tard qu’il n’avait pas vu les indications et qu’il avait choisi ce couloir par hasard). Je pousse le vélo jusqu’à la sortie du PAV (règlement oblige) et comme nous l’avons prévu je monte sur le vélo dès la sortie (nous avions convenu que je reprendrais le vélo à chaque sortie de PAV de manière à « recalibrer » nos relais sur une base connue à chaque tour. Ce passage légèrement en pente est habituellement très roulant, mais forcément avec 500 personnes sur le parcours (250 équipes), ça bouchonne. Je prends pas autant d’avance que j’aurais espéré, mais pour le moment le sol est correct. Je pose le vélo à l’endroit convenu avant la première grande descente. A ma grande surprise celle-ci ne glisse absolument pas, je m’attendais à un passage casse gueule, si bien que je la fais tout en retenue et perds quelque place. J’essaye également de trouver un rythme correct, sans me cramer dès le départ.


Fred me dépasse beaucoup plus tôt que prévu, ça c’est pas bon. Il m’annonce qu’il va déposer le vélo du coup plus tôt aussi. Je reprends le vélo en haut de montée à l’endroit convenu. C’est là que les choses sérieuses commencent. Une nouvelle descente bien boueuse cette fois, à négocier tout en finesse, puis la quasi mythique montée de Dingsheim. Pour l’avoir préparée, il faut s’attendre littéralement à ne plus pouvoir avancer, autant en vélo qu’à pied. Montée raide et complètement boueuse, je n’hésite pas à descendre du vélo pour le pousser dès le premier collage. Malheureusement à pied aucun appui et comme tout le monde, je manque de manger la boue à plusieurs reprises. J’essaye de rester le plus calme possible. Je remonte sur le vélo sur une plaque de béton idéale et bien adhérente. La montée se poursuit mais sur un terrain un peu plus praticable (mais toujours loin d’un quelconque confort). Je tente de donner le maximum pour rattraper mon équipier avant la seconde montée, en vain.


2ème montée, mon dos commence à se plaindre comme dans toutes les montées de vélo en ce moment. Je rattrape Fred peu avant le point de contrôle et lui indique qu’on fera un mini relais histoire que je lui passe le vélo un peu sur ce tour (j’en ai fait 3/4 sur le vélo). On profite du point de contrôle pour ajuster la stratégie. Malheureusement ou heureusement, la sortie du PAV est cette fois beaucoup plus fluide ce qui me permet de partir à la vitesse prévue : résultat Fred me rejoint plus tard et nos relais sont donc décalés. Je lui recommande qu’on reste à vue de manière à ce que je puisse le rattraper avant la deuxième montée. Deuxième montée de Dingsheim dans les mêmes conditions que la première, mais je n’arrive à le rattraper qu’au milieu de la deuxième montée. C’est mieux mais pas encore idéal. On se rejoint au PAV et à nouveau on planifie le tour suivant.


Cette fois-ci au début de la montée il est à 40m devant moi, je sens que nous sommes sur une bonne lancée et qu’on va pouvoir s’arracher sur ce dernier tour. La montée est un peu plus glissante à chaque tour et devient délicate au point que je doive marcher. Qu’à cela ne tienne je suis à bloc. C’est la deuxième partie de montée et le tronçon descendant qui suit qui va être mon enfer de la course. Après trois tours de labourage intensif par les 500 concurrents, la boue est bien meuble et bloque les 2 roues du vélo. Impossible de trouver un chemin correct et impossible d’avancer, les roues tournent à peine. A plusieurs reprises je m’arrête pour évacuer la boue à la main. Grosse frustration sur cette portion quasi plate. Je finis par réussir à avancer mais avec beaucoup de retard et j’espère très fort que Fred m’aura attendu au pied de la dernière montée. Malheureusement ce n’est pas le cas et je réalise ma 5ème montée sur les 6 de la course.


Arrivée sur le bitume du dernier km je ris tout seul sur mon vélo qui commence enfin à se décharger de sa boue. Je pédale le plus vite possible pour aller chercher Fred qui je l’espère n’est pas trop loin. Je suis un canon à boue ambulant, arrosant tous les concurrents sur mon passage, je reprends une dizaine de places.


Au final il sera arrivé 4 à 5 min avant moi et m’attendait pour passer l’arche finale, en un peu plus de 1:19.


Bilan


Forcément un peu déçu du chrono qui aurait pu compter 5 minutes de moins, cependant l’objectif est pour moi rempli avec aucun incident mécanique sur une course où il y en aura eu d’innombrables. Fred semble également rester sur sa faim à l’arrivée.


Il faut aussi tenir compte du fait que nous avions découvert notre monture quelques minutes avant le départ et qu’elle n’a pas failli à sa mission de nous accompagner entière jusqu’a la ligne d’arrivée. Merci Guillemette !


Au final on progresse depuis la dernière course puisque le vélo n’aura pas été perdu (vélo sapin de noel qui aura attiré le regard de beaucoup, Quoi il est pas beau notre vélo décoré ?). Je note pour la suite que dans certaines conditions il ne faut pas hésite à attendre son coéquipier, dans notre cas, je suis convaincu que cela nous aurait permis de grapiller quelques secondes voire minutes.


Prochaine étape Osthouse le 7 décembre.


Classement final


96 / 218 (scratch)

80 (homme)

49 / 76 (sénior homme)


Chrono officiel : 01:19:53

Vitesse moy. (déplacement) : 12,5 km/h

Rythme moy. (déplacement : 4:47 min/km


Tracé et stats


http://tri.nicou.ch/wp-content/uploads/2017/09/20141123 – Résultats bike & run Ober – br-2014-resultats.xlsx.pdf




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