2015/09/06 – Triathlon de Gérardmer – 1,9km-93km-21,8km

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Organisation


Les plus

Ravitaillement extrêmement bien fourni tant sur le vélo, la CAP qu’à l’arrivée


Les moins

Arbitrage toujours inexistant


THE objectif de l’année ! Inscrit depuis le 5 mars, Gerardmer serait mon premier XL, mon premier « half » comme disent les triathlètes, donc forcément l’objectif de l’année. Après un passage à vide début juillet, j’avais mis les bouchées doubles pour aligner un maximum de kms particulièrement à pied, pour gagner en endurance et espérer corriger mes piètres performances de fin juin (cf Trithur 2015).

Dès le dernier printemps nous nous étions réservé un chalet avec Fred, Aurore, Thibaut et Olivier pour passer le week-end sur place. L’ambiance s’annonçait au top. Après avoir bouclé un mois d’août parmi mes plus chargés en entrainement, j’avais prévu une semaine « sage » pour « faire du jus ». Malheureusement dès jeudi mes habituels troubles digestifs d’avant triathlon ont commencé a se manifester. Malgré l’absence de stress (du moins conscient), les maux de ventre se sont multipliés et n’ont cessé d’empirer jusqu’au départ du triathlon.

Parti la veille avec Fred et Aurore pour récupérer les dossards et prendre possession des lieux, l’ambiance a rapidement été celle attendue. Pasta partie royale, séance de révision, analyse du parcours et des chronos des années passées avant de dormir… tout y était ! J’avais grossièrement prévu avec Fred de passer sous les 6h, mais après analyse et au vu de mes douleurs, je déchante rapidement et réalise que la tâche sera quasi impossible. En somme, il fallait tabler sur 30 min de nat’, 3h30 de vélo (3 tours de 31 km à 600m de D+ chacun soit 1800 D+ au total) et 2h pour CAP (3 tours plats autour du lac) + transition, aucune marge d’erreur possible.

Les révisions se sont suivies d’une nuit difficile avec moins d’une heure de sommeil et où j’ai commencé à envisager de ne pas prendre le départ au vu de ma condition déplorable. La course ne s’annonçait donc pas des plus réjouissantes…

Le matin, après une plâtrée de pâtes et un bout de gateau sport spécial micro-ondes by Fred, on part vers le parc pour le dépôt des sacs. Un triathlon long ça ne se passe pas tout à fait comme un court. Il faut prévoir un sac d’affaires pour chaque sport, et la possibilité de se changer intégralement pour être dans les meilleurs conditions pour réaliser des efforts longs. Après avoir hésité à partir en maillot de bain et me changer à la transition, je décide finalement de partir avec la trifonction et de prévoir une serviette pour me sécher en sortant de l’eau. Je prépare aussi une veste thermique (on annonce 7 à 10 °C au sommet) et des chaussettes pour être tout confort.

Pour la T2 je prévois de quoi me changer intégralement, au cas où…


Natation


Quelques instants avant le départ, un groupe de « pro » est déjà à 30m du bord, on s’imagine que le départ ne sera pas donné avant leur retour sur la berge, mais ici c’est Gérardmer. Je suis Aurore qui s’avance au maximum quand, sorti de nul part, le départ est donné. C’est parti pour 6h d’effort ! Je me dégage avec un minimum d’effort et trouve une paire de pieds à accrocher. Le peloton se sépare dans la longueur et le groupe à ma droite s’éloigne d’une vingtaines de mètre de façon surprenante. Je suis bien dans ma nage et à l’économie maximum. Je me dis que je vais sortir loin, mais au vu de mon état d’avant le départ je veux mettre toutes les chances de mon coté. La première bouée passe puis vient (l’improbable) sortie à l’australienne.

On fait coucou au public venu nombreux à la base d’aviron du Lac et on repart pour les 500 derniers mètres. J’ai l’impression d’être pas si mal placé. Je reprends quelques places et je sors de l’eau en moins de 29 minutes, chrono royal vu l’effort engagé.


Rythme moyen : 1:31 / 100m

Chrono officiel : 28:51


Première transition (T1)


Je récupère mon sac de T1 et je m’installe sous la tente où Michel me rejoint rapidement. Il me félicite pour le bon chrono. Je peine à enlever ma combi, mais toujours zéro stress, on a le temps, autant partir au mieux. Je me sèche, un concurrent m’emprunte ma serviette, on prend même le temps de partager quelques blagues. J’enfile ma veste chargée de barres, smoothies et veste de pluie, mes chaussettes et je file au vélo.


Chrono officiel : 4:16



Partie vélo


Le Trithur 2015 me laisse une angoisse quant aux transitions avec élastiques, mais tout se passe bien et je pars sans encombres. Je me concentre pour ne pas enclencher le 40km/h habituel et je prends le temps de m’installer correctement sur le vélo (les photos me feront réaliser plus tard que c’était raté). Fausse manip’ sur la Garmin m’oblige à redémarrer le chrono. La première montée, la côte du Poli est arrivée rapidement, je la connais elle fait aussi partie du parcours du S que j’ai fait l’année d’avant : un petit chemin dans la foret, 2 km de montée à environ 6% puis premier ravito. J’ai prévu (sur les conseils de Xavier) un bidon par tour, je ne prendrais donc aucun ravito au premier tour.

S’en suit une courte descente et un léger faux plat montant où je reprends Aurore et me fait reprendre par Eric M. Quelques kilomètres accidentés plus tard commence la seconde difficulté : le col des Feignes, 4km de montée à moins de 6%. Thibaut me reprend là, je fais un ou 2 km avec lui et le laisse partir pour ne pas trop puiser sur le premier tour.

A nouveau une longue descente, où Eric S. me dépasse en trombe au pied de la dernière difficulté : le col de Grosse Pierre, 3,5 km de long à 4,5 de moyenne et surtout un passage d’une centaine de mètres à 15%.

Le tour s’achève sur le parcours du M avec une courte montée et une descente finale jusqu’à Gerardmer. Je n’ai pas le chrono exact, mais je sais que je suis largement sous les 1h10 cible, je me dis que j’ai peut-être un peu trop donné sur ce premier tour.

Fred me reprend au sommet de la 5ème montée (le col de Feigne) et je décide de lui emboiter le pas à distance règlementaire. Malgré l’interdiction de drafting, la densité de coureurs sur le parcours forme régulièrement des paquets, j’évite tant que possible les positions franchement avantageuses surtout sur le plat. L’absence d’arbitre n’encourage pas vraiment les coureurs au sérieux, mais encore une fois, ici c’est Gérardmer…

Dans le raidard à 15% nous reprenons 10 à 20 places et je me dis à ce moment que je vais surement regretter cet effort pendant la CAP. Je décide au début du 3ème tour (où le temps de passage est proche des 1h05) de lever le pied. Fred s’éloigne, mais je le retrouve finalement dans le Poli où le public encourage fort. Je le reprends et aperçois à nouveau Eric S. un peu plus loin, ce qui m’incite à relancer à nouveau. Au sommet du Poli je prends mon dernier bidon, mais trop pressé, je le perds dans la descente. Je réalise en revenant sur Fred qu’il a 2 bidons pleins, sans réfléchir je lui demande s’il peu me dépanner d’un bidon ce qu’il fait naturellement. C’est Eric qui nous rappellera par la suite que l’action était discutable. Premier XL mais encore quelques réflexes à prendre (ou perdre). Mes 2 collègues d’entrainements finiront pas filer à ce moment où je décide de lever le pied craignant un retour à pied très dur. Je boucle le dernier tour en 1h10.


Vitesse moy. : 27,8 km/h

Gain d’altitude : 1975 m

Chrono officiel : 3:22:42


Deuxième transition (T2)


J’entre au parc encouragé par mon père et Pascale, bonne surprise, il ne devaient arriver que pour la fin de la CAP. Je traine encore un peu sur cette T2 le temps de digérer un peu le vélo et de me préparer pour le semi-marathon qui m’attend. Je croise Fred qui sort de la tente au moment où j’y arrive, il n’est donc pas très loin devant.


Chrono officiel : 4:43



Course à pied


Papa est encore là à la sortie du parc, je pars avec le sourire et des jambes incroyablement fraiches. Il me faut presque faire un effort pour ne pas courir trop vite. Premier passage de la ligne d’arrivée et des 3 passerelles aux marches de géant, je me fais violence pour les monter le plus vite possible et je pars pour mon premier tour. Tous les voyants sont au vert, je n’ai jamais pris un aussi bon départ en CAP. Je reste prudent de peur d’exploser et je me cale sur le rythme de 5min/km prévu. Les ravito proposent des gels antioxydants que j’avais déjà expérimenté à Berlin et sur le vélo juste avant, je décide de partir là dessus et de ne pas trop boire pour ne pas « ballotter ».

Au bout du lac un aller-retour de 1km permet de voir qui est à proximité. Au premier tour Fred n’est qu’à 300 ou 400m devant moi. Je garde un petit espoir de reprendre mon retard.

Au tour suivant les jambes vont toujours bien et je commence à accélérer, je descends jusqu’a 4:45 au 11ème km. A ce moment je réalise que les 6h seront, sauf imprévu, tenues. Je recroise Fred qui a repris un peu d’avance au second tour, mais semble toujours proche.

Dans le dernier tour je lâche ce qu’il me reste d’énergie sans douleur. Quelques gargouillements apparaissent au 19ème, mais je me concentre sur la satisfaction de ma course.

Je passe la ligne en moins de 5h50 dans une grande émotion et rejoins Fred arrivé 5min plus tôt pour l’embrasser et célébrer notre magnifique course !


Rythome moy. : 5:09 min /km

Chrono officiel : 1:48:58


Bilan


Course incroyable mais pleine de plaisir qui conclut une magnifique saison. Dire que je n’y croyais pas serait un euphémisme, mais au final « j’ai fait le job ». Les classements et les chronos sont homogènes dans les 3 disciplines, preuve que j’ai parfaitement géré mon vélo pour finir sur une très bonne CAP. Les kms alignés en août ont probablement bien servi !

Merci à Xavier, Fred, Aurore, Guillemette et tous mes partenaires d’entrainement de cette formidable saison !


Classment scratch : 299/1427

Classement sénior homme : 45/133

Classement natation : 114

Classement vélo : 393

Classement cap : 378

Chrono total officiel : 5:49:32

Tracé et statistiques


http://tri.nicou.ch/wp-content/uploads/2017/09/20150905 – Triathlon de Gerardmer XL.pdf



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